Alors que les coûts d’emprunt augmentent et que les gouvernements occidentaux, notamment le Royaume-Uni, réduisent leurs budgets d’aide, des dettes insoutenables entraînent une crise de développement dans les pays du Sud.
Selon les dernières preuves, l'Éthiopie a été confrontée la semaine dernière à la menace d'être poursuivie par ses créanciers devant les tribunaux anglais, après l'échec de longues négociations sur la restructuration d'un milliard de dollars (740 millions de livres sterling) de sa dette.
Dans un certain nombre d’autres pays, dont la Zambie, le Tchad et le Soudan du Sud, les prêteurs du secteur privé ont retardé ou interrompu leurs efforts de restructuration des prêts, le processus prenant souvent des années.
Une nouvelle analyse publiée lors de la réunion du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale à Washington la semaine dernière, par le groupe de défense Development Finance International (DFI), montre l'ampleur du fardeau.
L’étude révèle que dans les pays du Sud, les coûts du service de la dette absorbent désormais jusqu’à 45 % des recettes publiques, voire jusqu’à 70 % dans les pays à faible revenu.
Avec des taux d’intérêt élev...
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